Lampedusa, porte étroite

Quelque part, très au large de la Sicile, une île, italienne. 


Une île, disons, un bout émergé de rocher, quelques kilomètres carrés, quelques milliers d’habitants. 

Une île européenne. Qui regarde les côtes de Tunisie de ses yeux militaires, de cet angle de vue stratégique enfoncé loin dans la Méditerranée. 
Une île aux plages paradisiaques, aux poissions fabuleux, aux scooters rutilants, aux bronzages impeccables.


Une île. Et ses 370 arbres, plantés à la mémoire des morts en mer du naufrage de 2013. Et ses sculptures, ses tombes sans noms. Une île et ses invisibles, ceux qui ne parlent pas la langue, que l’on entend «voccare» quand les bateaux font naufrage.


Une île qui crie «Bienvenue» à ceux qui parlent la même langue, et qui se fait l’écho de la contemporaine Europe qui rétrécit sa porte pour ceux qui viennent encore de trop loin, et pourtant...

Une île-mémoire. Qui sent les vacances et qui sera l’Hisoire. 
Qui s’y ancre, déjà.

 

Lampedusa, porte étroite, est le deuxième opus de la série des Pures Coïncidences, initiée par Charlotte Piarulli avec Aphélie Cie.
Ce nouvel objet artistique sera conçu à partir de captations qui seront réalisées par la comédienne et metteuse en scène Charlotte Piarulli, et par le vidéaste Dario Sajeva.

Affiche lampedusa​​