Et les Astres...

spectacle hors les murs | adaptation en salle 
création en cours | 2023

autrice et comédienne  Laurie Montamat
co-metteures en scène Charlotte Piarulli Laurie Montamat

composition et interprétation musique live Laurent-Pierre Collette

création lumière Mathilde Pachot
création costumes Caroline Laroche
partenaires Artcena (Aide Nationale à la création de textes dramatiques 2021), SMAC La Gespe (Tarbes), La Maison du Parc et de la Vallée (Luz-Saint-Sauveur)

Le reste est en cours de recherche.

production Aphélie Cie 
durée 1h
tout public, à partir de 12 ans

 

Le Calendrier

Et les Astres - Dossier de présentation

Ecouter un extrait du texte 
(enregistrement réalisé par ARTCENA et Rue du Conservatoire, dirigée par Margot Abascal)

Ecouter un extrait du spectacle                                                              (enregistrement réalisé par Aphélie Cie et Dominique Montamat) 

Affiche ela pour page creation

Extrait du texte

S'ennuyer ce n'est pas toujours « rien faire »
ce n'est pas forcément « attendre »

pour moi, c'est plutôt synonyme de :

« chercher », « rêver »...

La dilatation du temps,
comment creuser,
les minutes,

les secondes,
me dissoudre dans le temps qui passe,

c'est ma manière à moi d'affronter la peur.

De ce temps qui s'écoule sans nous attendre,

et dont on me parle tout le temps comme d'un ennemi sauvage à abattre.

Voilà ce que je fais quand je m'ennuie.

Faire des choix, sans arrêt, rapidement,
les plus efficaces, les plus réalistes, les plus terre à terre, en fonction de ce dont

« nous sommes capables » …

Laurie Montamat - Et les Astres

Photo presentation site ela 1

Génèse du texte


A quoi ça tient, l'imagination ?
A-t-on vraiment besoin de rêver pour se construire ? Comment se construit-on quand on n'a pas de rêves ? Pas de désir ?

De nombreux adolescents appartenant à la génération dite « Génération Y nostalgique et mélancolique » font état d'un désintérêt profond pour leur avenir et d'une incapacité à se projeter dans des figures valorisantes et fantasmées d'eux-mêmes.
Nostalgiques d'une époque qu'ils n'ont jamais connue, ces adolescents se tournent volontiers vers un passé envisagé meilleur que ce que l'avenir pourrait leur réserver. Résignés face à une société éminemment inhospitalière et un avenir peu réjouissant, le rêve, le désir, l'enthousiasme et l'engagement disparaissent peu à peu de leur quotidien. 

Et les Astres... naît des rencontres que j'ai faites lorsque je travaillais en milieu scolaire, comme assistante d'éducation, intervenante prévention santé ou comédienne. Heurtée par les témoignages de ces adolescents et jeunes adultes prématurément désengagés de leur propre vie, ce texte tente, dans un rapport intime et poétique à l'écriture, d'explorer et d'analyser les ressorts de ce qui créé le désengagement, la désillusion, pour proposer un parcours à la fois singulier et universel, avec, pour vecteur principal, le rêve.

Note d'intention


Il y a différentes sortes de rêves.
Ceux que notre subconscient fait naître dans nos esprits lorsque nous dormons, parfois oppressants, farfelus, somptueux ou révélateurs et ceux que nos désirs, pulsions, fantasmes chérissent au quotidien, lorsque nous sommes bien éveillés.

L'un comme l'autre ont en commun de provoquer des sensations et des émotions fortes, de surprise, d'extase ou d'extrême angoisse. Souvent, nous nous rappelons de nos rêves par les sensations qu'ils ont provoquées plus que des images qu'ils ont générées. On dit aussi qu'il est parfois préférable de laisser nos rêves inassouvis, à l'état de fantasme, de peur que la réalité ne soit décevante en comparaison. Ce qui est sûr, c'est que nous rêvons tous et toutes, quelque soit notre manière de rêver. Notre singularité va se définir par les formes que prennent nos rêves mais les procédés d'invention et de créativité mis en œuvre sont les mêmes et font de nous des êtres semblables par notre aptitude à ressentir et éprouver.

Dans cette pièce portée par deux interprètes, un musicien et une comédienne, nous nous sommes intéressés à cette notion de rêve dans ses multiples formes, dans ce qu'elle véhicule d'émotions, de sensations, d'espaces-temps absurdes et dilatés, de fantasmes et de projection de soi. Ici, pas question d'artifice, tout se construit à vue dans une économie de la scénographie. Nos axes de travail reposent essentiellement sur le rythme,  la musique, le mouvement des corps et de la lumière au service d'une fantasmagorie du songe.