Nuits 21

Prochaines dates : 

> revenez régulièrement par ici pour savoir quand venir voir ce spectacle ! 

 

 

 

 

23h30

"- Tu vois, moi j'ai appris à écrire à 9 ans, sur le tard, quoi, vous voyez.
Et mes parents, jamais ils ne m'ont lâchée, tu vois, même sur le tard, le tas.
Alors depuis tous les soirs moi j'écris, j'écris pour eux, parce que je leur dois tout, vous voyez.
J'voudrais écrire un album, un album d'amour pour mes parents, pour qu'il soit vendu en des millions d'exemplaires et pour que tout le monde sache l'amour de mes parents, l'amour pour mes parents.
J'peux te lire mon texte d'aujourd'hui ?
Il s'appelle Papa Mon Amour."

 

[ Extrait des captations multimedia]

recueil et mise en scène  Charlotte Piarulli

 

conception et création décor  Mathilde Pachot

 

interprètes  Pierre-Benoît Duchez, Laurie Montamat, Lili Payre

 

régie technique  Mathilde Pachot

 

partenaires  association Trisomie 21-Haute-Garonne, Chercheurs d'Etoiles, La Maison du Parc National et de la Vallée - Luz Saint Sauveur, reste des partenaires en cours

 

production  Aphélie Cie, Mairie de Toulouse, Dilcrah, Région Occitanie

Ce spectacle a été lauréat de l'Appel à projet "Egalité Femmes-Hommes dans le domaine de la Culture", initié par la Région Occitanie.

Il a également été retenu dans le cadre de l'appel à projet "Prévention et Lutte contre les discriminations", organisé par la Mairie de Toulouse et la DILCRAH.

 

spectacle à deux formes, l'une conçue pour l'extérieur (installation plastique avec performances), l'autre pour l'intérieur

 

durée  entre 30 minutes et 4 heures

 

tout public, à partir de sept ans

 

> Nuits 21 dossier de présentation

> fiche technique

Note d'intention

Entre octobre 2018 et mars 2019, j’ai travaillé comme veilleuse de nuit auprès de huit personnes porteuses d’une Trisomie 21 et accueillies, pendant cinq mois, dans un appartement dans lequel ils ont pu expérimenter la colocation. J’ai accompagné ces jeunes adultes sur les temps du soir, de la nuit et du matin dans l’acquisition d’une autonomie plus grande.

L’enjeu de ces séjours d’apprentissage est de donner à ces jeunes adultes les moyens d’envisager à terme de vivre seuls, dans leur propre appartement.

 

Sur ces temps de nuit et de réveil, j’ai écouté et recueilli les confidences, les peurs, les coups de gueule de ces huit personnes sur lesquelles je « veillais ». Je me suis rendu compte que, dans la plupart des récits que j’ai écouté, ces personnes évoquaient sans cesse « le dehors » et « les autres ». Les autres, ce sont ceux qui ne sont pas dans la structure. qui les regardent. Qui ne comprennent pas, qui ne font pas attention. Qui sont parfois dangereux. Ce sont ceux qui sont hors de leurs chambres, hors de leurs vies, hors du Cadre. Ce « dehors » se faisait tour à tour, dans leurs mots, menaçant, désirable, fascinant.

L’idée est de rassembler ces témoignages dans un objet artistique qui puisse faire écho à ces moments crépusculaires et matinaux. Il s’agit de faire apparaître, avec la même honnêteté qu’en ces moments de confidences, la singularité des personnes rencontrées au-delà de la pathologie qui, trop souvent, suffit à leurs interlocuteurs pour les identifier.

Cet objet artistique constituera le deuxième opus de la série des Pures Coïncidences.